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Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | |  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Ven 29 Jan - 21:19 | |
| La genèse d'OkamiIl était une fois Clover Atsushi Inaba Le 1er juillet 2004, en pleine période de restructuration marquée par la dissolution de plusieurs studios annexes basés à Tokyo, Capcom Japon donne naissance à une nouvelle filiale baptisée Clover. Cette cellule indépendante attise la curiosité de tous lorsque le nom d’Atsushi Inaba arrive aux oreilles des joueurs. C’est en effet sous la responsabilité du producteur de Viewtiful Joe et Gyakuten Saiban (Phoenix Wright) que travaillera Clover, gage de sérieux et de qualité. Second argument de poids, l’équipe peut compter sur la présence de deux autres figures marquantes du jeu vidéo : Shinji Mikami, créateur de Resident Evil et producteur de Devil May Cry, et Hideki Kamiya, game designer responsable de projets tels que Resident Evil 2 et ayant lui aussi travaillé sur Devil May Cry. Juste au-dessus, Hideki Kamiya et Shinji MikamiLes trois hommes se connaissent bien pour avoir œuvré ensemble sur Viewtiful Joe au sein de Capcom Production Studio 4. Ce titre revisitait le genre du beat’em all et fut encensé par la critique grâce à une combinaison explosive d'humour, de finesse de gameplay et d'esthétique extraordinaire. Tout semble alors promettre Clover à un avenir radieux. Le studio n’attend pas pour se mettre au travail et signe rapidement un portage convaincant de Viewtiful Joe sur PlayStation 2, jusqu’alors exclusif à la GameCube. Le portage PS2 de Viewtiful Joe : premier succès pour Clover StudioPar la suite, l’équipe décide de poursuivre l’exploitation de cette licence au succès mérité. En deux ans, pas moins de trois jeux voient le jour. Viewtiful Joe 2 sur consoles de salon, ainsi que Viewtiful Joe : Double Trouble, spécialement développé pour la Nintendo DS, s’imposent sur leurs supports respectifs. Dans le même temps, Clover s’écarte du beat’em all pour s’essayer au genre de la baston 2D, mais ne parvient pas à ébranler l’hégémonie de la série Super Smash Bros, trop bien installée. Viewtiful Joe : Red Hot Rumble, peu inspiré, est l’épisode de trop. Il est temps d’explorer de nouveaux horizons. Viewtiful Joe 2 permettait de contrôler Silvia Des idées, mais pas beaucoup de fun pour Red Hot Rumble |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Sam 30 Jan - 11:54 | |
| Les premiers pas d'Okami  C’est en avril 2004 que Clover annonce pour la toute première fois le développement d’Okami. Quelques artworks et quelques images seulement sont diffusés, mais le jeu se fait immédiatement remarquer. Visuellement, celui-ci semble issu de la même lignée que Viewtiful Joe, entièrement réalisé dans un cel shading impeccable. Pourtant, quelque chose le sépare des autres jeux ayant jusque-là adopté ce style graphique : un filtre donnant aux images le rendu d'une feuille de papier offre immédiatement au jeu un cachet unique. En outre, cette approche esthétique très originale confère d’ores et déjà au soft une ambiance particulière qui transporte le joueur dans le Nippon médiéval à travers de sublimes estampes colorées. À l’écran, ce loup blanc tatoué de rouge arborant sur le dos un « bouclier » enflammé éveille la curiosité du public.  Les quelques images qui suffirent à mettre en émoi toute une communautéRien n’est encore animé, mais tout le monde rêve d’ores et déjà de voir Ōkami en mouvement. Il suffira d'un peu de patience pour qu'une première bande-annonce voie le jour et signe la première apparition d'Amaterasu à l'écran. Quelques mois plus tard, à l'occasion du Tokyo Game Show 2004, Clover dévoile un nouveau trailer qui restera à jamais gravé dans les mémoires. La vidéo s’ouvre sur un paysage de montagnes recouvertes de brumes, puis s'attarde sur un cours d’eau s'agitant au milieu d’une forêt pour finalement s’arrêter devant un loup immobile qui observe l’écran. Les premières notes de musique, discrètes, explosent soudainement sous les percussions. L’animal se met à courir sur une partition jouée à la flûte qui bouleversera le jeu vidéo. |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Sam 30 Jan - 12:10 | |
| Un jeu tellement Clover  Pour saisir la quintessence du projet Ōkami, il nous faut revenir quelques instants sur l’identité même de Clover, l’un n’étant que le miroir de l’autre. En s’interrogeant sur le sens profond du nom Clover, on ne saurait s’aventurer sur terrain plus fertile, tant les interprétations fleurissent. D’après les réponses apportées par Atsushi Inaba en personne sur son origine, le mot Clover proviendrait de la juxtaposition des deux syllabes japonaises « mi » (signifiant arbre) et « ba » (signifiant feuille d’arbre), toutes deux tirées des syllabes ouvrant et fermant les noms de Shinji Mikami et Atsushi Inaba. Riche de signification, le mot Clover se veut également être l’abréviation anglaise de « Creativity lover », fort témoignage de l’amour que porte le studio à la notion de créativité. Enfin, dans la langue de Shakespeare, « a clover » est plus simplement un trèfle, cette plante si répandue dans nos vertes contrées. Toutefois, le logo de Clover ne fait pas dans la banalité et arbore fièrement quatre feuilles, signe manifeste de la rareté toute particulière qui auréole les projets du studio. Clover a choisi une source d’inspiration intarissable : la NatureDès lors, il paraît bien vain de mener des recherches sur ce qui aurait pu, de près ou de loin, influencer le talentueux studio dans le développement de son chef-d’œuvre. Comme le suggère fortement le nom même de Clover, qui contient en lui tous les germes de la nature que sont les feuilles, les arbres et les trèfles, Ōkami est tout d’abord imaginé comme une peinture de la Nature. Une première vidéo de démonstration est développée par Hideki Kamiya : elle montre un loup en images de synthèse qui court à travers un paysage désertique. À la manière du Shishi-gami de Princesse Mononoke (film d'animation du studio Ghibli), sous chacun de ses pas refleurit la Nature, qui, peu à peu, reprend ses droits en revenant à la vie. L’idée renferme bien un fort potentiel, mais il manque encore le concept qui pourrait la transformer véritablement en jeu. Tout tourne autour de la Nature, certes, mais comment manifester cela à l’écran ? Comment résoudre ce casse-tête technique qui pourrait permettre au jeu de voir le jour sur une PlayStation 2 en fin de vie ? La réponse s’impose alors naturellement à Clover. Abandonnant l’image de synthèse pour un style inspiré des estampes japonaises, Ōkami proposera finalement un rendu graphique proche du dessin, propice aux explosions de couleurs propres à la floraison et aux animations sveltes du loup blanc. Une victoire de l’art et de la Nature sur la technologie ?Ce choix séduit l’ensemble de l’équipe de Clover et, rapidement, les idées se mettent à germer. En peu de temps, le jeu devient une véritable ode à la Nature : Amaterasu refleurit le Nippon en foulant du pied son sol, nourrit les animaux et participe à la résurrection d’un fragile écosystème. Malgré tout, Atsushi Inaba s’interroge : « Ne serait-il pas merveilleux si, d’une manière ou d’une autre, nous amenions le joueur à s’impliquer, à participer à cette œuvre d’art plutôt que de simplement la regarder ? ». C'est ainsi que naquit l'idée du Pinceau Céleste, instrument accordé au joueur pour refleurir le Nippon médiéval. |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Sam 30 Jan - 12:21 | |
| Le Pinceau CélesteUn peu d'art vidéoludique En cherchant un moyen de faire participer le joueur à son œuvre, Clover Studio a finalement opté pour un choix en totale harmonie avec l’esprit graphique du jeu : la création du Pinceau Céleste. Si l’on excepte les mouvements communément admis dans le genre de l’action-aventure et qui permettent évidemment à Amaterasu de courir, de sauter ou d’ouvrir des portes, tout le gameplay du jeu s'articule autour de ce concept novateur. Tracer au Pinceau Céleste est d’une simplicité enfantine… et d’une jouissance infinieLa personne assise derrière l’écran assure la double identité de joueur et de divinité, exécutant à l’aide du pinceau de la Grande Déesse différents mouvements aux effets variés. A tout moment, il peut ainsi décider de figer l’écran à l’aide d’un bouton pour le changer en feuille de dessin de couleur sépia. Le joueur prend ainsi conscience de son rôle de Peintre Divin et peut recourir à toutes sortes de pouvoirs : trancher certains éléments du décor, faire refleurir les arbres morts, appeler le vent ou même invoquer le soleil et la lune. Le plus surprenant est que chacun de ces gestes peut être effectué à n’importe quel moment et à n’importe quel endroit du jeu, autorisant ainsi une liberté d'interaction totale avec l’environnement et les personnages. Il est donc tout à fait possible et même recommandé de faire flamber un ennemi ou de le couper en deux, sachant que plus la technique employée est ingénieuse, plus on remporte de bonus en récompense. Parfois, le jeu fait même intervenir des séquences d'interaction en temps limité qui ne sont pas sans rappeler les fameuses QTE (Quick Time Event) héritées de Shenmue. Le joueur doit alors faire preuve de rapidité et de dextérité pour terminer la séquence sans faire d'erreur. C'est le cas, par exemple, de la scène où il faut aider Papy Mandarine à faire refleurir les bourgeons en suivant le rythme de la chorégraphie pendant la danse Konohana. Ou encore lorsqu'on doit s'assurer que les coups d'épée de Susanoo atteignent leur but à plusieurs moments du jeu. Chaque action a donc plus ou moins d’incidence et d’utilité, le maître mot d’Ōkami restant bien sûr le refleurissement du Nippon. Impossible pour Amaterasu de faire n’importe quoi, en revanche, puisque ses flacons d’encre se vident progressivement après chaque utilisation du pinceau. Plus les pouvoirs sont importants, plus ils consomment de l'encre, mais les fioles se rechargent heureusement avec le temps et leur limite handicape donc rarement le joueur. |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Sam 30 Jan - 12:33 | |
| Les divinités du Pinceau Céleste (1/2)  Treize pouvoirs sont ainsi obtenus au fil de l’aventure. Cependant, si l’on excepte le pouvoir de base de notre déesse, seules douze divinités animales viennent à la rencontre d’Amaterasu afin de lui apporter leur aide. Ces douze animaux correspondent à ceux qui appartiennent au Zodiaque chinois. Point de Taureau ou de Cancer ici, donc, mais des références précises à la culture asiatique. Il s’agit, à chaque fois, de compléter l’une des douze constellations en ajoutant ses astres manquants directement sur la voûte céleste. Le Kami concerné par les étoiles de la constellation tracée apparaît ensuite au cours d’une cinématique souvent pleine d’humour. Yomigami, le Dragon, dieu de la RenaissanceYomigami est la première divinité dont Amaterasu complète la constellation et, par conséquent, il le premier à lui octroyer un pouvoir. Il prend vie à partir de la constellation zodiacale du Dragon et permet à la louve de réparer toutes sortes d’objets en les barbouillant d’encre. Sa première utilisation est l’occasion de recréer la Rivière Céleste, jusqu’alors infranchissable. Yomigami se qualifie lui-même comme étant le dieu de la Renaissance, ce qu’il porte jusque dans son nom même qui est issu du verbe yomigaeru signifiant « ressusciter ». Tachigami, le Rat, dieu de la Lame-LumièreSeconde divinité à prêter ses pouvoirs à Amaterasu, Tachigami est un rat qui serre entre ses dents une épée faisant deux fois sa taille. Technique de base indispensable au joueur, la Lame-Lumière lui permet de trancher objets comme ennemis lorsqu’il trace une ligne horizontale à l’écran, lui conférant un fort pouvoir offensif. Son nom vient du japonais tachikiru, qui signifie trancher. Hanagami, les Singes, dieux de la VégétationCe trio de singes confère à Amaterasu le pouvoir de la floraison, sous trois formes différentes. - Sakigami (du japonais sakimidareru, « couvrir de fleurs »), dieu de la Floraison
Il offre l’immense pouvoir qui permet de faire refleurir les cerisiers et les trèfles, ainsi que de dissiper les brumes ténébreuses qui enveloppent le Nippon ou certains sols maudits. Il apparaît les yeux cachés derrière un shō, instrument à vent traditionnel du Japon.
- Hasugami (du japonais hasunohana, « fleur de lotus »), dieu du Lotus
Il transmet le pouvoir de créer des nénuphars en traçant un cercle, permettant à Ama de se mouvoir sur l’eau. Il apparaît en jouant du shakuhachi, une flûte de bambou japonaise qui dissimule sa bouche. Son entrée est pour le moins remarquée puisqu’il brise l’écran dans son élan. À partir de Hasugami, l’humour s’invite largement dans chaque entretien avec les dieux qui apparaissent à l’occasion de saynètes souvent très comiques.
- Tsutagami (du japonais tsuta, « lierre »), dieu des Lianes
Il offre la possibilité de tracer des lianes reliant Amaterasu aux fleurs volantes de Konohana, ce qui lui permet de franchir très rapidement des fossés ou d’atteindre des sommets jusqu’alors inaccessibles. Il apparaît les oreilles masquées par des cymbales, puis les lance en l’air avant de virevolter pour essayer de les rattraper à l’aveuglette, sans grand succès. Ces trois singes renvoient à une légende japonaise où les singes Mizaru, Kikazaru et Iwazaru dissimulent respectivement leurs yeux, leur bouche et leurs oreilles, afin de ne pas être atteints par le Mal. Bakugami, le Porc, dieu des ExplosionsBakugami entre en scène juché sur une gigantesque bombe, sur laquelle il peine à tenir en équilibre. Si le joueur trace un cercle puis dessine une mèche, une bombe se matérialise et fait exploser les murs ou les ennemis. Il peut jouer sur la taille de la mèche afin de différer l’explosion, ainsi que sur la taille même de la bombe selon qu’il souhaite la faire apparaître au premier ou au second plan. Il tire son nom du japonais bakudan, c’est-à-dire « bombe ». Nuregami, le Serpent, dieu des Flots MajestueuxCe serpent enfermé dans un flacon est le dieu des eaux, et tire naturellement son nom du verbe nureru, « mouiller ». En dessinant un trait allant d’une source à un autre point, Amaterasu peut déplacer une certaine quantité d’eau ou créer des geysers lui permettant de gagner de la hauteur. Grâce à plusieurs améliorations, Nuregami offre également la possibilité d’utiliser les Sources de la Sirène pour se téléporter. Il offre son pouvoir à Amaterasu enfermé dans son flacon qu’il ne parvient pas à déboucher. |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Sam 30 Jan - 12:44 | |
| Les divinités du Pinceau Céleste (2/2) Yumigami, le Lapin, dieu de la LuneC’est le second dieu, outre Amaterasu, à pouvoir influer sur le temps qui passe. Amaterasu, déesse du Soleil, trouve ainsi son pendant nocturne en la personne de Yumigami. Il suffit donc au joueur de tracer une lune dans le ciel pour faire tomber la nuit, condition essentielle pour mener certaines quêtes et rencontrer certains « yokai », des démons, qui ne se montrent pas le jour. Dans la culture asiatique, le lapin a toujours été associé à la lune et fait écho à des siècles de légendes. S’intéresser à son histoire permet notamment de comprendre la référence culinaire de la scène, totalement incompréhensible pour un Européen non averti. Cela permet aussi de comprendre l’accès de violence soudain de Yumigami et la tension palpable entre lui et Amaterasu, les deux astres étant en conflit dans la religion shintoïste. Kazegami, le Cheval, dieu du VentIl apparaît à Amaterasu une fois la constellation du cheval complétée. Son nom, du japonais « kaze », autrement dit « vent », est l’occasion de tracer des boucles plus ou moins larges afin d’utiliser la force du vent. Notez que le sens du tracé détermine la direction du vent, vers la gauche ou vers la droite. Très utile pour soulever des tentures, éteindre des feux ou souffler quelques feuilles. Il apparaît en galopant rapidement, mais certainement pas assez pour Amaterasu qui lui rappelle avec humilité qu’elle est l’unique Grande Déesse. Moegami, le Coq, dieu de la Colère ArdenteReprésenté flamboyant comme un phœnix, on reconnaît pourtant bien sa morphologie de gallinacé, notamment à cause de sa crête. On devine sans mal que « moeru » se traduit par « brûler » en japonais, conférant à Amaterasu le pouvoir du feu, intéressant au cœur du combat, mais aussi pour éclairer des torches ou simplement faire flamber le décor. Son pouvoir se manifeste dès lors que l’on trace le signe de l’infini à l’écran. Il arrive auprès d’Amaterasu la pipe au bec. Kasugami, le Mouton, dieu de la BrumeIl apparaît étrangement sous la forme d’un mouton, et non d’une chèvre comme le voudrait le zodiaque chinois, portant sur son dos une large gourde remplie d’alcool. Son pouvoir, la Brume Occulte, survient quand on trace deux barres horizontales et parallèles à l’écran. Très utile, ce pouvoir est l’occasion pour Issun et Ama de ralentir le temps et de se mouvoir plus rapidement que le monde environnant. Une fois renforcé, ce pouvoir autorise la téléportation à partir des miroirs de sauvegarde disséminés dans le pays. Il tire son nom du japonais kasumi, « brume ». Traitée sur le mode de l’humour, son apparition se fait dans les airs où il boit une large rasade de sa gourde, avant de chuter lourdement au sol dans le plus pur style Tex Avery. Le reste de la séquence n’est qu’une large référence à Matrix qui lui permet d’illustrer son pouvoir avec brio et une bonne dose d’alcool dans le sang. Kabegami, le Chat, dieu de la Danse du ChatDu japonais kabe signifiant « mur », Kabegami donne le droit de défier les lois de la gravité en marchant sur les murs. Il suffit pour cela de donner un coup de pinceau sur les surfaces appropriées, au pied desquelles patiente une statue de chat, puis de l’escalader. Le chat, qui n’apparaît normalement pas dans le zodiaque chinois, prend ici la place du chien. Il est représenté dans une position tout à fait inhabituelle qui témoigne de son pouvoir, comme l’un des éléments du tableau sur lequel il est placé. Comme tous les chats, Kabegami semble particulièrement intéressé par tout ce qui est petit et qui bouge, ce qui correspond au profil d’Issun. La fin de la séquence est particulièrement comique lorsqu’on le voit partir au loin en compagnie d’Ama, mais peut-être pas au goût de tout le monde. Gekigami, le Tigre, dieu du TonnerreDengeki signifiant « choc électrique », Gekigami permet d’en appeler au pouvoir de l’électricité, et notamment des éclairs à condition d’avoir des nuages à disposition. Il s’agit d’un tigre muni d’un carquois et de flèches. Son tête-à-tête avec Amaterasu est une vraie opposition de force cette fois-ci dénuée d’humour. Itegami, le Bœuf, dieu de la Neige ÉternelleItegami complète ce panthéon divin, prêtant à Amaterasu le pouvoir des neiges éternelles et la possibilité de geler ses ennemis. Son arrivée est pour le moins musclée. |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Sam 30 Jan - 20:17 | |
| Le contexteLes personnages principaux (1/2) Les personnages d’Ōkami sont si nombreux qu’il serait impossible d’en parler avec pertinence dans un seul dossier. On peut toutefois se pencher sur quelques-unes des principales figures marquantes du titre. AmaterasuDe sexe féminin, c’est l’Ōkami (« grande déesse »), ou plus précisément l’Ōmikami Amaterasu, la Grande déesse du Soleil. Il s’agit du personnage central du jeu. C’est son incarnation terrestre que le joueur contrôle sous l’apparence d’une louve blanche tatouée de rouge, marques invisibles aux yeux de la plupart des humains. À l’image de nombreuses civilisations qui vouent ou ont voué un culte au soleil, Amaterasu est la divinité majeure du panthéon shintoïste. Au même titre que Pharaon pour Rê ou le roi Inca pour Inti, les empereurs japonais se considèrent comme les descendants d’Amaterasu dont ils tiennent leur pouvoir. C’est elle qui apparaît sur le drapeau japonais sous la forme d’un soleil, ce qui explique ses couleurs dans Ōkami. De la même façon, son objectif divin la destine à ramener la lumière sur le Nippon. Elle est la détentrice de la première technique du Pinceau Céleste qui lui permet de faire briller le Soleil sur le Nippon. Consciente des enjeux et du devoir qui lui incombent, elle se montre pourtant parfois plutôt paresseuse, n’hésitant pas à dormir alors même qu’on s’adresse à elle. Elle est d'ailleurs incapable de parler dans le monde des humains. IssunC'est un artiste errant, d’après ses propres mots. Son origine reste très mystérieuse durant de longues heures de jeu, avant que l’intrigue ne permette d’en apprendre davantage sur lui. De très petite taille, c’est la petite puce qu'Amaterasu porte sur sa tête. Issun n’hésite pas à rejoindre la déesse dans sa quête, désireux d'acquérir les treize techniques du Pinceau Céleste. Il maîtrise cependant déjà la technique de Yomigami avant leur rencontre, preuve de son grand talent d’artiste itinérant. C’est lui qui se fait le porte-parole d’Amaterasu tout au long de l’aventure. Il porte Denkomaru, un objet mi-pinceau, mi-épée en fonction de l’extrémité utilisée. Notons également qu’Issun est adepte des belles femmes et, détail qui ne trompe pas, on le rencontre pour la première fois douillettement installé dans le kimono de Sakuya. Son personnage a une référence mythologique en la personne d’Issun-bōshi. ShiranuiShiranui est la précédente incarnation d’Amaterasu sur Terre. Il fut le héros historique du petit village du Kamiki, cent ans avant le début d’Ōkami. D’après la légende rapportée au tout début du jeu, Shiranui serait apparu aux abords du village alors même qu’une jeune femme allait être offerte en sacrifice à Orochi. Croyant que cette apparition soudaine avait un lien avec le monstrueux dragon, Izanagi, l'ancêtre de Susanoo, alla à sa rencontre et finit par se battre à ses côtés. Selon la légende, Shiranui mourut des blessures empoisonnées que lui avait infligées Orochi. Pour saluer son courage, les habitants de Kamiki dressèrent une statue à son effigie. Son apparence rappelle fortement celle de sa seconde incarnation mais s’en démarque par de plus nombreuses marques rouges ainsi qu’une longue toison blanche. |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Sam 30 Jan - 20:26 | |
| Les personnages principaux (2/2) Izanagi & SusanooÉloignées d’un siècle, les histoires de ces personnages sont pourtant étrangement similaires. Izanagi et Susanoo partagent à la fois le même physique, arborant une belle barbe sous un nez rouge, et la même passion pour le combat à l’épée. Accompagnés l’un de Shiranui, l’autre d’Amaterasu, tous deux ont combattu Orochi pour des raisons identiques, mais à des époques différentes. Le seul point qui semble les opposer concerne leur combativité, Susanoo se révélant beaucoup plus lâche que son ancêtre. Mais mieux vaut se méfier des apparences ! SakuyaSakuya est l’esprit gardien de l’arbre de Konohana du village de Kamiki et, plus généralement, des cerisiers du Nippon. Devant la terrible menace qui assombrit le pays, seul le village qu’elle protège est épargné. Elle réveille alors Amaterasu d’un sommeil long de cent ans pour mener l’aventure que l’on sait. Notons qu’elle tire son nom d’une déesse reconnue, Kono-Hana Sakuya-Hime, le terme japonais « sakuya » représentant la fleur de cerisier. OrochiSon vrai nom est Yamata no Orochi, le Grand Serpent à huit Branches. Il s’agit du premier ennemi dévoilé dans Ōkami et il apparaît dès l’introduction. Ses huit têtes maîtrisent chacune un élément différent : le feu, la foudre, la terre, le vent, l’eau, le poison, l’obscurité et la lumière. Son large corps est aussi grand qu’une montagne au milieu de laquelle trône une énorme cloche contenant son énergie vitale. À l’instar de la légende dont il s’inspire, Orochi terrorise le village de Kamiki en envoyant, chaque année, une flèche qui vient se planter sur la porte de la jeune personne qu’il désire en sacrifice. Au centième anniversaire du cruel festin, Izanagi et Shiranui se dressent cependant sur son chemin pour remettre en cause le dictat du dragon. Seul le Saké des Huit Purifications permettra à Amaterasu de vaincre le dragon à huit têtes, malencontreusement revenu à la vie. Le mythique combat entre Izanagi, Shiranui et Orochi |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Sam 30 Jan - 20:34 | |
| Les références à la culture japonaise Les références à la culture asiatique sont tellement nombreuses qu’il faudrait un site entier pour en parler avec exhaustivité. Culture aïnoue, culte shintoïste, mythes et légendes du folklore japonais, vietnamien ou chinois… Peu de choses manquent à Ōkami, où pas une minute ne s’écoule sans que le joueur ne soit confronté à une référence historique quelconque, ballotté entre art et tradition. Pourtant, jamais celui-ci ne se perd dans les méandres culturels d’Ōkami. Loin de s’y égarer, il s’amuse au contraire à relever les références les plus connues, comme la Tour du Chat Abandonné déjà aperçue dans Dragon Ball, ou le maillet magique utilisé dans Secret of Mana. Et même en présence d'autres références moins évidentes, comme la divinité Yumigami, l’étrange lapin à l’activité insolite, il reste à même d'apprécier le contexte mythologique sans jamais se sentir lésé de sa méconnaissance de la culture asiatique. Au contraire. Le moindre détail est un prétexte à une référence culturelleIl est interpellé, curieux, puis avide d’informations. Il sait au fond de lui qu’une explication à la légende des huit chiens du clan Satomi ou de Momotarō l’attend quelque part, sans toutefois que cela ne freine sa progression dans le jeu. Ōkami déborde littéralement de références évidentes pour le Japonais, mais inconnues pour l’étranger, et s'offre le luxe d’être interprété d’une infinité de manières différentes selon le joueur qui s’y aventure. Pour toutes ces raisons, et parce que seul un spécialiste semble en mesure de se faire le porte-parole de toute une culture, on ne peut qu’inviter les lecteurs à chercher les réponses aux questions qu'ils se posent dans une véritable encyclopédie. A ce titre, on leur conseillera de consulter par exemple le blog d'experience-japon, entièrement consacré au sujet et d’une richesse incroyable sur le monde d’Ōkami. Il leur sera possible d’y trouver une multitude d’informations concernant les Kamis, les armes sacrées d’Amaterasu, et nombre de personnages a priori sans background mythologique tels que Pépé et Mémé coupe-gorge, qui trouvent pourtant leur origine dans le folklore japonais ! |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Sam 30 Jan - 20:58 | |
| La bande-sonM'entends-tu ?  Ōkami n’a pas opté pour la « voix » du réalisme en ce qui concerne les dialogues entre les différents personnages, pas plus que pour un silence à la Zelda. Afin de garder une cohérence entre le style graphique des protagonistes et leurs paroles, Clover Studio a choisi de les faire communiquer au travers de borborygmes variant entre les aigus et les graves, à l’image du célèbre Banjo-Kazooie. Une direction assumée et pertinente qui renforce, à n’en point douter, l’humour qui caractérise le jeu, sans toutefois égayer de façon malvenue les passages les plus sombres de l’histoire. Habilement maîtrisé, le procédé permet autant à Issun d’agacer le joueur par ses recommandations nasillardes à Amaterasu que de l’effrayer lorsqu’Orochi prend la parole. Une manière, également, de mettre en avant l’originalité de l’univers d’Ōkami qui paraît directement issu d’un autre temps, tout en accentuant son aspect légendaire sans écorner l’atmosphère magique qui en émane. Un choix auditif adapté au style graphique et à l’humour général du jeuDe leur côté, les bruitages divers et variés collent parfaitement à l’ambiance générale, témoignant eux aussi d’un choix réfléchi de tous les instants. Outre les classiques ouvertures de coffres et autres sauts qui ne marquent fondamentalement pas le joueur, on pourrait retenir un épisode bien précis au cours duquel la bande-son se révèle particulièrement poignante. Celui où Amaterasu et Issun, après avoir quitté la plaine de Ryoshima, atteignent une île où les attend la Tour du Chat abandonné. Un moment magique durant lequel le joueur est accompagné par les miaulements de Kabegami, inconsolable suite à son exil forcé. |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Sam 30 Jan - 21:05 | |
| Okami Original Soundtrack La pièce maîtresse d’Ōkami n’en reste pas moins sa composition musicale qu’on aurait bien du mal à définir sans le renfort d’adjectifs et de superlatifs, tant le travail réalisé est d’une pureté indescriptible. Combinant musique moderne et instruments traditionnels asiatiques, les pistes oscillent volontiers entre l'épique et l’évocation du kabuki. La référence au folklore musical s’apprécie d'ailleurs autant avec l’ouïe qu’avec la vue, puisqu’au son des biwas s’ajoute leur représentation physique très symbolique. Personne n’aura en effet manqué de remarquer que les premiers démons rencontrés dans Ōkami portent ces instruments typiques à cordes pincées, parfois remplacés par une flûte ou un tambour. Trois instruments dominants de la musique traditionnelle japonaise et qui rythment l’ensemble des pistes, pour le plus grand plaisir des oreilles. Parfois très brefs, certains thèmes semblent même empruntés directement au théâtre pour interpeller le joueur en posant une ambiance tantôt sombre, tantôt surprenante.  L’objet en lui-même est d’une beauté sans nom. Répartie sur cinq disques, la bande originale compte pas moins de 218 pistes pour plus de cinq heures d’écoute ! Dans un souci d'exhaustivité, elle va même jusqu’à proposer l’écran titre et son « Ōkami ! » repris en écho, ainsi que certains morceaux spécialement créés pour des vidéos de promotion. Les disques, richement décorés, sont à l’image du livret et du coffret lui-même, que l’on ne déplie pas sans un certain émoi. De nombreux artworks illustrent chacune de ses différentes parties, alliant au plaisir des oreilles celui des yeux pour susciter un maximum d'émotion. On se prend alors à laisser se dérouler le parchemin d’introduction, à errer dans les plaines de Shinshuu pour avoir la chance d’entendre son thème s'emballer, ou encore à appeler Shachimaru pour une promenade en mer. Dans Ōkami, les musiques offrent une alternative d’évasion au joueur qui ne se serait pas encore complètement égaré dans la beauté de ses paysages. |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Sam 30 Jan - 21:13 | |
| Quatre noms sont à l’affiche de cette incroyable composition : Masami Ueda, Hiroshi Yamaguchi, Rei Kondoh et Akari Groves. On respecte d'autant plus le travail de titan réalisé par ces quatre artistes quand on sait que certains d'entre eux ont participé à l'OST très J-Pop de Bayonetta et aux morceaux très rythmés de Viewtiful Joe. Le voyage vers l’Orient proposé par Ōkami est d'un tout autre genre et témoigne des grandes qualités artistiques de ces compositeurs capables de jongler entre des styles radicalement différents. Masami UedaAvant Ōkami, ce compositeur était surtout connu pour son travail sur la série des Resident Evil (jusqu’au troisième opus), sur Devil May Cry et Viewtiful Joe 1 & 2. Dernièrement, il a participé à l’élaboration de la bande-son de Bayonetta en compagnie de Hiroshi Yamaguchi. C’est lui qui signe la majeure partie des titres d’Ōkami, parmi lesquels on trouve les magnifiques Kamiki Village I & II, Giving Susanoo a ride, Shakuya’s Theme ou encore Shinshuu Plains I & II. Si l’on ne devait retenir qu’un morceau, ce serait peut-être Tokyo Game Show 2004 Promotion, qui n'est autre que l’accompagnement musical du trailer ayant envoûté toute une communauté. Hiroshi YamaguchiMoins connu que Masami Ueda, cet artiste a d'abord œuvré sur Hiyou Senki avant de participer à la bande-son d’Ōkami. Très prolifique sur ce projet, il est notamment responsable des thèmes que sont Cherry Blossom Storm, Ushiwaka’s Appearance, Ryoshima Plains I & II, ou le fameux cri de victoire qui célèbre la mort d’un monstre : Victory Cry. Si l’on ne devait retenir qu’un morceau, ce serait probablement Kamiki Festival qui rythme la superbe fête de la lune au village de Kamiki. Akari GrovesÉgalement appelée Akari Kaida, cette compositrice s’est intéressée à de nombreux projets dont les plus significatifs restent Resident Evil et Mega Man. Depuis quatre ans, Akari Groves compose de manière indépendante et participe ponctuellement aux projets qui lui sont proposés par Capcom. Les pistes signées de son nom sont relativement peu nombreuses en ce qui concerne Ōkami. On retiendra Shinto Priest Mikazuki, A Spring Reborn, A Great Spirit Lies in Wait et Terror ! Rei KondohJeune artiste né en 1982, Rei Kondoh a travaillé sur deux projets d’envergure en dehors d'Ōkami et de quelques créations indépendantes : Devil May Cry 4 et, plus récemment, Bayonetta. Son travail sur Ōkami est considérable, cet artiste ayant signé quelques-unes des plus belles pistes de l'OST, telles que Shachimaru’s Theme, le rafraîchissant thème de l’orque, ou Dragon Palace, la musique du Palais du Dragon. Si l’on ne devait retenir qu’un morceau, ce serait incontestablement The Sun Rises, le morceau de bravoure de cette OST qui rythme tout le combat final. Épique et magique, un thème à la gloire et à la mesure d’Amaterasu. |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Dim 31 Jan - 19:42 | |
| Les correspondances entre Okami et Zelda : l'éternel débatUne histoire de dates Okami et The Legend of Zelda : Twilight Princess auront marqué, chacun à leur manière, leur support respectif. Si l’on regarde de plus près l’actualité de cette époque, ces deux titres prennent l’apparence du final grandiose rêvé par Sony et Nintendo pour leur console. Apothéose totale pour la PlayStation 2 et la GameCube qui se partagent, pour l'une, un titre inédit mais plein de promesses, et pour l'autre, une licence à la renommée mondiale. Auréolés du battage médiatique généré par l’impatience des journalistes et des joueurs, les deux titres sortent sous la lumière des projecteurs et l’œil avisé des critiques. Très vite, un constat s’impose : les ressemblances entre les deux jeux foisonnent, gênent parfois. Certaines accusations sont rapidement avancées : l’un aurait-il copié sur l’autre ? La rumeur court. Un loup, oui, mais pour devenir un dieu ou une légende ? Faites votre choix !Pourtant, tout n’est qu’histoire de dates. Annoncé en juillet 2004, Ōkami s’illustre presque un an plus tôt que son illustre rival. Clover met toutefois un peu plus de deux ans avant de commercialiser Ōkami en avril 2006, presque au même moment que Twilight Princess. Ce dernier, annoncé en mai 2005, promettait pourtant de sortir dès novembre 2005, témoignant d’un bon état d’avancement du projet. Qu’il s’agît pour Nintendo de revoir sa copie avant une distribution massive ou d’attendre plus stratégiquement la sortie de la Wii afin de générer un engouement autour de son titre phare et de sa nouvelle console, les faits restent les mêmes : Ōkami et Twilight Princess sont deux jeux qui, profitant du hasard qui régit notre monde, ont décidé de sortir au même moment. Faut-il pour autant se complaire dans un déni total de tout point commun entre les deux jeux ? |
|  | | Admin    Nombre de messages: 17595 Age: 25 Date d'inscription: 03/01/2009
 | Sujet: Re: La série Okami Dim 31 Jan - 19:49 | |
| La structuration des deux quêtes  Jusqu’à la sortie de Twilight Princess, Nintendo n’a jamais, ou presque, jugé utile de réviser sa copie de Zelda, déclinant sa série en deux formats de quêtes clairement structurés. D'un côté les épisodes portables, invariablement construits autour de huit donjons abritant un objet rare à récupérer. De l'autre, les épisodes sur consoles de salon, bénéficiant d’une structure un peu plus complexe en deux temps. Si l’on y regarde de près, A Link to the Past, Ocarina of Time et Twilight Princess reposent sur le même schéma de progression : trois donjons de mise en bouche suivis d’une profonde cassure dans le scénario, engendrant par là-même un changement radical en Hyrule (le monde des ténèbres, l'avenir et enfin le monde crépusculaire). The Wind Waker lui-même reprend un déroulement assez similaire.  Ōkami, de son côté, s’affranchit de toutes ces considérations structurelles. Amaterasu construit son aventure au gré de sa découverte du Nippon, là où Link est constamment orienté vers un nouveau donjon à visiter et à libérer d’un monstre terrifiant. Ce qui frappe dans Ōkami, c’est justement cette absence de découpage prédéfini qui pousse le joueur, incessamment, à découvrir de lui-même le monde créé par les développeurs. Le titre de Clover fait partie de ceux dans lesquels on avance à l’aveuglette au gré des surprises. Combien de fois croit-on finir le jeu au cours de notre aventure, avant que celle-ci ne soit relancée pour plusieurs heures de plus ? La simplicité apparente de son intrigue en trompera plus d'un, tant elle s’avère recherchée et pleine de surprises. Il s’agit tout de même, rappelons-le, de deux jeux d’action aventure, ce qui force fatalement la comparaison entre les deux titres. On explore le monde, on affronte des boss et on récolte des fragments de cœur ou de soleil pour augmenter sa jauge de vie. Du très classique, en somme, mais traité de manière particulièrement inventive dans les deux cas. |
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