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 Histoire du Japon partie 2: Proto-histoire (XIIe siècle av. J.-C. - Ier siècle ap. J.-C.)

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Sasuke
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MessageSujet: Histoire du Japon partie 2: Proto-histoire (XIIe siècle av. J.-C. - Ier siècle ap. J.-C.)   Sam 14 Mar - 18:03

Proto-histoire (XIIe siècle av. J.-C. - Ier siècle ap. J.-C.)


Sommaire:

1 Période Jomon
- Découverte et étude
- Le peuple
. L'habitat
. Ressources et économie
. Croyances
. Rites funéraires
. Immigration en Amérique et lien avec les Inuits
- Les poteries
. Les décors
. Les Figurines
. Les masques
2 Période Yayoi



Période Jomon


La période Jomon ou l'ère Jomon (jomon jidai) est l'une des quatorze subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon, elle couvre la période du Xe millénaire av. J.-C., fin de la période précéramique paléolithique, au IIIe siècle av. J.-C., où commence la période Yayoi. Le Japon est peuplé, alors, par des descendants de l'espèce Cro-Magnon, arrivés vraisemblablement d'Asie du Nord-Est, l'archipel étant relié en plusieurs points au continent jusqu'entre le VIIIe millénaire av. J.-C. et le VIe millénaire av. J.-C.. Leur migration intervient à la fin de l'ère glaciaire (20 000 à 18 000 av. J.-C.), leur présence y est attestée bien avant le XIIe millénaire av. J.-C.. Leur civilisation est la première au monde à connaître et faire de la poterie, où sont formés des décors (mon) en marque de cordes (jo), d'où son nom: Jomon (Jomon).

Selon les légendes, l'empereur Jimmu, descendant de la déesse Amaterasu, aurait fondé la dynastie japonaise, pendant la période, en 660 avant Jésus-Christ.

-Découverte et étude-


Arrivé au Japon, en 1877, Edward Sylvester Morse fut le pionnier de l'étude de cette période. Sa publication en 1879 de Japanese homes and their surroundings et la constitution de sa collection de poteries de plus de cinq mille pièces marqua le début de l'étude scientifique de cette civilisation. Les recherches archéologiques se poursuivirent, tout au long du XXe siècle, jusqu'à la découverte en 1999 de traces d'agriculture à Asabane.

Période très vaste, le Jomon fut divisé en six phases:
- le Jomon naissant: -10 000 à -8 000
- le Jomon primitif: -8 000 à -5 000
- le Jomon ancien: -5 000 à -2 500
- le Jomon moyen: -2 500 à -1 500
- le Jomon tardif: -1 500 à -1 000
- le Jomon final: -1 000 à -300
Une septième phase, correspondant à la fin de la période précéramique paléolithique nipponne est parfois reprise dans le Jomon comme Jomon naissant, ou Epipaléolithique, car on a découvert dans la préfecture de Nagasaki des poteries et autres vaisselles à décors appliqués datant approximativement de -12.700.

-Le peuple-


Au début de Jômon, la population a été estimée entre vingt et vingt-deux mille habitants, elle aurait atteint cent soixante mille sur la fin de la période, la densité de celle-ci étant plus élevée sur la côte Est de l'archipel.

Les archéologues estiment la population d'alors entre 125 000 et 250 000 individus pour tout l'archipel.

L'habitat


Statuette du Jomon Final (-1000 à -400), Musée National de Tokyo.


Très vite, ils se sont sédentarisés, formant des villages permanents. L'installation typique comprend de six à dix habitations, des maisons à demi enterrées, à l'intérieur desquelles vivent des familles de cinq à six personnes, et des bâtiments communautaires. Parmi les vestiges, on a découvert des kaizuka (kaizuka), sortes de "poubelles", on y trouve des restes de repas, des coquillages, os, vêtements. Elles pouvaient atteindre plusieurs mètres de hauteur, ce qui confirme la (semi)sédentarisation des communautés de cette époque. Cela est également clairement démontré par ce qu'on appelle les tateana (tateana). Ce sont des trous, profonds de dix à cent centimètres, qui contenaient les fondations des habitations des Jomon. La toiture de ces maisons (faite à partir de branchages) reposait sur des poteaux plantés dans le sol, c’est pourquoi on trouve des petits trous dans les tateana. On pense que cela servait à éviter l'humidité. Dans ces maisons "semi-enterrées", il y avait une place pour faire un feu ainsi que des trous pour le stockage des aliments.

Les habitations étaient agglomérées, on retrouve même des villages assez organisés, selon une structure concentrique. Exemple de l’organisation d’un village: le cimetière se trouve dans l’espace central, puis ensuite un premier cercle d’habitations à même le sol, un deuxième cercle de maisons tateana et enfin des trous de stockage en bordure du village. Rien ne nous indique le pourquoi de cette répartition. C'était le système d'organisation le plus répandu mais pas le seul, il serait donc faux de croire que tous les villages de cette époque possèdent cette structure. Avec l'apparition de la culture du riz, ces constructions deviendront de plus en plus complexes pour être même construites avec un étage vers la fin du Jomon - début du Yayoi. Elles serviront de base pour l'architecture du Yamato.

Ressources et économie

La fabrication de poteries implique que les jomon furent un peuple sédentaire. Ces productions fragiles ne s'accomodent pas, en effet, de la vie essentiellemnt mobile de chasseurs-cueilleurs, toujours en mouvement. Cependant les jomon ne connaissent pas l'agriculture, chassent avec des armes rudimentaires, leur objets sont en os et ils sont vêtus de pièces de fourrure animale avec un trou pour la tête.
On peut considérer que l'abondance des ressources est telle que l'agriculture n'a pas besoin d'être développée, les jomon disposent sur ces îles d'une grande diversité de ressources naturelles dans tous les biotopes de leur archipel: au printemps et au début de l'été, les espèces de poissons de haute mer (thons et bonites) et les mammifères marins sont pêchés, alors qu'ils s'approchent des côtes pour se reproduire. En automne, les fruits et les graines sont prêts à être cueillis, et la récolte de châtaignes, noix, noisettes et glands est stockée dans de nombreux silos souterrains. À la fin de l'automne et pendant tout l'hiver, les daims et les sangliers sont chassés, mais aussi l'ours, le cerf et le lièvre.

Leur outillage lithique (de pierre) comprenait des haches, des doloires bifaces, des meules et des broyeurs dans les zones à l'intérieur des terres. Dans les forêts des côtes occidentales, ils chassaient avec un arc et des chiens. Dans les zones côtières et fluviales, l'outillage comprenait des harpons, des hameçons, des pointes de flèches et des plombs pour les filets. Ils connaissaient aussi la technique du vernissage des objets avec la résine d’un arbre. Les différences marquées entre les cultures néolithiques de chaque région de l'archipel au cours des temps sont dues non seulement aux spécialisations locales, mais aussi aux vagues successives de migrations, s'étendant sur de nombreux millénaires, apportant des traditions culturelles différentes.
Des découvertes récentes ont démontré qu'il existait déjà à cette époque des traces de techniques liées à la riziculture vers -1000, cependant ces pratiques étaient minoritaires et limitées à certaines régions. L'agriculture ne commença à devenir dominante qu'au cours du dernier millénaire avant l'ère chrétienne, avec la culture des plantes et notamment celle du riz qui était devenu la principale ressource dans tout l'Extrême-Orient et l'Asie du Sud-Est.

Croyances

Selon Louise Pothier, responsable de projet de l'exposition sur le Japon préhistorique qui a lieu au musée Pointe-à-Callière: "Ils ont un imaginaire très sophistiqué, beaucoup plus que les autres peuples de la préhistoire."

Autrement, il y a peu d'éléments concernant la sociologie et les croyances de cette civilisation, cependant trois d'entre eux permettent d'affirmer l'existence de rites et d'une hiérarchie sociale:
- certains décors de certaines poteries, comme celles dites à décors de feu, révèlent-elles un culte du Feu?
- les dogu (argile et poupée), qui sont des figurines en argile cuit, sans usage pratique, et ont souvent été enterrées.
- Certains crânes, datés de mi-Jomon (-5000), ont été retrouvés avec des dentitions incomplètes. L'ablation des dents de devant et la taille d'autres semble avoir été une pratique rituelle, réalisée du vivant des individus, montrant une volonté de différenciation entre les individus, des rites de passage ou rites de deuil.
- Voir croyance similaire entre Inuits et Jomons.

Rites funéraires

Il semble que les rites funéraires japonais correspondent aux tendances observées en Europe. Les corps retrouvés sont majoritairement placés en position foétale pendant les débuts de l'ère Jomon pour ensuite être placés en positions allongée par la suite. Ces corps ne sont généralement pas accompagnés de mobilier funéraire si ce n'est quelques masques retrouvés à Hokkaido et au nord-est de Honshu. D'autre part, bien que rares, certains cas plus étonnants ont montré l'existence de la pratique de l'incinération.

Immigration en Amérique et lien avec les Inuits

Certaines théories impliquent les peuples de Jomon dans les vagues d'immigrations des premiers peuples en Amérique du Nord. Comme ils pêchaient la baleine, ceci implique qu'ils possédaient des navires de mer et qu'ils auraient pu être en contact avec les peuples de Sibérie et des îles Aléoutiennes, en Alaska. Nous savons qu'ils y a toujours eu beaucoup de circulation dans le détroit de Behring, mais nous n'en savons pas suffisamment pour porter un jugement hors de tout doute. Mais il reste important de noter que des études morphologique sur les crânes autochtone nord-américains et les crânes des Jomos démontrent plusieurs similitudes, surtout chez les Inuits. L'Homme de Kennewick, un squelette vieux de 9300 ans retrouvé en 1996 dans l'État de Washington est l'exemple le plus frappant de cette ressemblance. Selon William Fitzhugh, anthropologue du musée Smithsonian, à Washington, les résultats préliminaires de l'étude de l'Homme de Kennewick montre qu'il était particulièrement proche de la morphologie jomon.

Nous avons aussi retrouvé de nombreuses traces de navire japonais, dont des navires ainous, dans le delta du fleuve Columbia. Il est facile d'imaginer que des voyages jomons avaient aussi lieu dans cette région. Malgré tout, nous devons attendre les résultats de l'archéologie sous-marine dans le Pacifique et l'analyse de l'homme de Kennewick.

- Au niveau culturel, Jon Turk, un chimiste et aventurier américain, a publié un livre, In the Wake of the Jomon, dans lequel il affirme que des échanges avaient lieu entre les Jomons et les Amérindiens durant la préhistoire. Il n'y a pas de lien linguistique entre les Ainous et les Inuits à proprement parler, bien que ces deux mots semblables désignent tous deux "hommes". Les similitudes culturelles sont frappantes, selon Frédéric Laugrand, linguiste de l'Université Laval, spécialiste des langues arctiques. Les Jomons et les Inuits pratiquent le chamanisme et les chants de gorge. Ils ont aussi des mythes qui se ressemblent étroitement, comme celui du corbeau créateur du monde. Mais, il y a aussi la «fête de l'ours», qui consiste à relâcher un ourson élevé par les hommes dans la nature pour qu’il explique aux autres ours qu'il ne faut pas attaquer les hommes.
Finalement, selon M. Schurr, biologiste moléculaire du Musée d'archéologie de Pennsylvanie, à Philadelphie, les peuplades sibériennes se sont sûrement déplacées vers l'Est, vers l'Amérique, et aussi vers le Japon, qui était alors relié au continent par une bande de terre il y sûrement près de 20000 à 30000 ans.

Il est donc possible que les Amérindiens et les Jomons, qui ont formé la première civilisation du Japon, aient des ancêtres communs.


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MessageSujet: Re: Histoire du Japon partie 2: Proto-histoire (XIIe siècle av. J.-C. - Ier siècle ap. J.-C.)   Sam 14 Mar - 18:05

-Les poteries-


Poterie du Jomon naissant, le plus ancien type de poterie au monde, -10.000 à -8.000, Musée National de Tokyo.


En l'absence de tour, les poteries étaient réalisées selon la technique du colombin, à partir d’un cordon de glaise enroulé en spirale, ou bien de plusieurs cordons en anneaux superposés. La poterie est ensuite simplement séchée puis cuite dans les cendres d'un foyer (le four n'existant pas encore).
On suppose que ces poteries décorées avaient un usage rituel. Au départ réservées à la cuisson, elles servent par la suite pour le stockage de nourriture et finalement pour les sépultures. Certaines remontent au XIIe millénaire av. J.-C., d'où la polémique pour définir le début de l'ère Jômon. Les plus grandes mesuraient 1 m de haut et près de 70 cm de diamètre.

Les Jomons sont parmi les plus anciens potiers. Malgré des fouilles en Chine et en Russie orientale démontrant l'existence de poteries datant d'environ 10 000 ans, les vases jomons restent les plus anciens découverts en Asie. Certains sont vieux de 12 500 ans.

Les décors


Récipient céramique orné de flamèches (entre 3000 et 2000 av. J.-C., Jomon précoce) Musée national de Tokyo, Japon


À côté, des poteries simples, sans aucune décoration, qui servaient pour la vie de tous les jours. les artisans en réalisaient aussi d'autres pourvues de décorations sophistiquées faites avec des cordes tordues ou enroulées sur un bâton, et appliquées sur la terre crue. Ces ornementations constituent le premier exemple d'art appliqué, et d'ornementation sans rôle symbolique apparent. Au fur et à mesure de l'évolution de la culture Jomon, les motifs décoratifs se sont diversifiés, comprenant des impressions de coquillages, de bambous, et surtout l'ajout de flamèches sur les anses et les rebords des récipients, au point qu'on peut s'interroger sur l'utilité de certaines poteries de l'époque la plus tardive. La technique de fabrication remonta jusqu'à Honshu, pour atteindre Hokkaido vers 6 500 av. J.-C.. L'apogée de la "culture Jomon" se situe entre le IIIe millénaire av. J.-C. et le IIIe siècle av. J.-C., les céramiques "à dessins cordés", sont produites par une multitude de petites communautés disséminées dans tout le Japon. Ces "motifs cordés", caractérisant la civilisation "Jômon", ont été retrouvés dans des sites à plus de 1 500 km au sud du Japon. À partir du IIe millénaire av. J.-C., les poteries sont le reflet de la pénétration d'influences venues du continent, notamment dans le Nord-Est de l'archipel, certaines formes semblent imiter les vases de bronze chinois contemporains.

Les Figurines

Ces petites figurines en argile, ou Dogu, constituent la deuxième forme d'art des Jomons. Les premières sont apparues au VIIe millénaire av. J.-C., elles sont de formes humaines (souvent de femmes) et animales, et constituent les premiers témoignages de la sculpture japonaise. Leurs fonctions étaient vraisemblablement liées à des cérémonies funéraires (offrandes), à des rites de fécondité, à des formes primitives d'agriculture et à des rites de guérison. Elles sont souvent retrouvées brisées, ce qui devait constituer la fin de la cérémonie, le mal y ayant été transféré.


Les masques

Les masques sont une troisième forme d'art de la culture Jomon. Tout d'abord, ils sont confectionnés à partir de valves d'huîtres percées de trous pour représenter la bouche et les yeux, mais du XVIe siècle av. J.-C. au Xe siècle av. J.-C. apparaissent des masques en terre cuite. Ils semblent avoir été utilisés pendant les cérémonies, pour représenter des expressions spécifiques du visage.


Période Yayoi


La période Yayoi ou ère Yayoi est l'une des quatorze subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Elle débute en 300 av. J.-C. et se termine vers 250 ap. J.-C.

Yayoi est le nom d'un quartier de Tokyo où des fouilles archéologiques ont pu mettre à jour cette civilisation qui s'est développée de la région de Kyushu à la région de Honshu.

On pense que cette civilisation résulte de migrations arrivés dans le nord de Kyushu et qui se sont mêlés avec la civilisation de Jomon (théorie des Kibaminzoku (peuples cavaliers), émise en 1950). Ils apportent essentiellement la riziculture. Refoulant progressivement les Aïnous, un peuple chamanique venu de Sibérie quelques millénaires plus tôt, vers l'extrême nord de l'île de Hokkaido.

La théorie japonaise que les japonais sont des descendants de cavaliers nomades venus d'Asie centrale en passant par la Corée mais non coréens est confirmée par l'étude de l'ADN des japonais modernes.

Une autre théorie, rapportée de Chine, fait de l'expédition des 500 garçons et filles vierges envoyés à la quête de la potion d'immortalité des îles de l'est par l'empereur Qin Shi Huangdi, le déclencheur de cette révolution technologique et sociale, les nouveaux arrivants étant bien trop heureux d'avoir réussi grâce à cette ruse, à s'échapper du régime sanguinaire du premier empereur de Chine, tant en important leurs connaissances, notamment agricoles et métallurgiques s'empressèrent vivement de transformer leurs navires en charpentes d'habitations quand ils ne les brulaient pas une fois les rivages du Japon atteints.

Durant l'ère de Yayoi, les japonais fabriquèrent des objets de cérémonie, des miroirs et des armes en bronze. Au premier siècle après Jésus-Christ, le fer est utilisé pour les outils destinés à l'agriculture et pour les armes.

Les poteries de cette période sont fabriquées avec des techniques plus compliquées que celles de la période précédente — elles sont notamment cuites à des températures plus élevées — mais leur décoration est toutefois plus sobre.

La population augmenta et la société devint plus complexe. Les Japonais tissaient des draps, vivaient dans des villages de fermiers, construisaient des habitations en bois et en pierre, accumulaient des richesses en devenant propriétaires de leurs terres et en stockant leurs grains. Ils développèrent aussi différentes classes sociales. Ils irriguaient leurs champs. Leurs cultures de riz étaient alors similaires à celles du centre et du sud de la Chine, ce qui demandait beaucoup de main d'œuvre. Ceci conduisit au développement et à une éventuelle croissance d'une société agraire sédentarisée. À la différence de la Chine, qui a eu besoin d'énormément de main-d'œuvre pour réaliser ses grands projets d'irrigation et de contrôle de l'eau conduisant à un gouvernement très centralisé, le Japon possède d'abondantes ressources en eau. C'est pourquoi, au Japon, les politiques locales et les développements sociaux ont été nettement plus importants que les activités de l'autorité centrale, ce qui créa une société stratifiée.

Outre la riziculture, les Japonais cultivaient aussi le blé, l'orge, le millet, le sarrasin et le soja.

Les écrits les plus anciens à propos du Japon sont des écrits chinois de cette période. Wa — la prononciation japonaise d'un des premiers noms chinois donné au Japon — est pour la première fois mentionné en 257. Les anciens historiens chinois décrivirent Wa comme un pays parsemé de centaines de communautés tribales, et non la terre unifiée déclarée dans le Nihongi qui donne au Japon une date de fondation de -600. Les sources chinoises du IIIe siècle rapportent que les gens de Wa vivaient de légumes crus, de riz et de poissons servis sur des plateau de bois et de bambous, qu'ils avaient des relations de maîtres à vassaux, qu'ils collectaient des taxes, qu'ils avaient des greniers et des marchés provinciaux, qu'il frappaient dans leurs mains pendant les cultes (tradition qui existe encore dans les temples shintoïstes), qu'ils se battaient dans de violentes luttes de successions, qu'ils construisaient des tombes sous la forme de tumulus et qu'ils pleuraient la mort de quelqu'un.


reconstitution du site de Yoshinogari datant de la période Yayoi


Il est amusant de noter que le terme Wa signifiait en chinois « nain » (au sens le plus péjoratif du terme). Pour l'empire du milieu, le peuple nippon était donc un peuple de barbares officiellement nommés les nains. Cette appellation fut néanmoins récupéré par les Japonais qui utiliseront un caractère différent: signifiant "harmonie". Ce caractère fut alors adopté et combiné avec le caractère? signifiant "grand" pour écrire le nom Yamato, utilisé auparavant au Japon.

Un autre texte chinois du IIIe siècle de l'ère chrétienne décrit la région du Yamatai où règne l'impératrice Himiko, épaulée par son jeune frère qui entretenait des relations diplomatiques avec le royaume chinois de Wei (de 220 à 265).


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