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 Histoire du Japon partie 3: Période Ancienne (IIe - XIIe siècles)

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Sasuke
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MessageSujet: Histoire du Japon partie 3: Période Ancienne (IIe - XIIe siècles)   Sam 14 Mar - 19:39

Période Ancienne (IIe - XIIe siècles)


Sommaire:

1 Période Yamato (250 - 710)
- Période Kofun
- Période Asuka
2 Époque de Nara (710 - 794)
- Bref rappel historique
3 Époque de Heian (794 - 1185)
- Histoire
- Développement du bouddhisme
- Économie de l'époque de Heian
- Littérature de l'époque de Heian
- La régence des Fujiwara



Période Yamato (250 - 710)



Le Yamato est une structure politique et sociale qui se met en place dans la région de Nara après la chute du Yamatai (fin IIIe - début IVe). Aux Ve ou VIe siècle, cette structure sociale est hiérarchisée selon des clans (uji) sous la domination d'un dirigeant héréditaire. Les clans sont divisés en groupes selon le statut professionnel. L'État du yamato s'étend par la suite sur l'ensemble du Japon excepté la partie nord où se trouvent les Aïnous.

Cette période est également connue sous le nom d'ère Kofun. Les kofun sont des tertres funéraires typique de l'époque et ils constituent l'une des principales sources de documentation sur cette période.

C'est la période durant laquelle se développent au Japon l'écriture et le bouddhisme venus de Chine (par la Corée). Les techniques chinoises sont aussi assimilées. Les clans étaient partagés entre les partisans du bouddhisme très liés à la Corée (le clan Soga, pour ne citer que lui) et les traditionalistes shintoïstes comme les clans Otomo et Mononobe. Dès le règne de l'impératrice Suiko et de son régent le prince Umayado, (de son nom posthume Shotoku) le bouddhisme est encouragé pour devenir religion d'état. En 604, Umayado rédige une Constitution en 17 points qui se présente plus comme une philosophie de la façon de gouverner (telle que la pensée Confucéenne). Selon ce texte, la Cour est divisée en 12 rangs regroupés par deux, un mineur et un majeur qui répondent à six vertus essentielles. La Vertu (toku), la Bienfaisance (nin), l'Étiquette (rei), la Probité (shin), l'Équité (gi) et la Sagesse (chi). Les rangs des courtisans ont chacun leurs parures, couleurs, habits propres selon le degré de proximité avec le souverain. Il y a de même un système de hiérarchie basé sur le mérite et pas seulement sur la filiation.

C'est le début d'un véritable état. À la mort de Shotoku, le clan Soga massacre sa famille et règne en maître jusqu'en 645, date à laquelle son chef meurt, abandonnant le pouvoir au meneur du clan Nakatomi.

Le terme Yamato, peut dans certains textes désigner l'ensemble du Japon. Aujourd'hui, ce terme a des connotations nationalistes certaines.

On trouve dans les textes chinois de la dynastie Wei le terme ???? qui se lirait pays du yamatai en japonais moderne et pays du xiematai en chinois mandarin. Il s'agit en réalité du même mot que yamato . En effet, en chinois archaïque la dernière syllabe de ce mot se prononçait *t?. On sait que le phonème /o/ du japonais moderne était prononcé *? en japonais ancien : la prononciation moderne yamato vient donc d'un proto-japonais *yamat?.

L'évolution phonétique indépendante du japonais et du chinois a fait en sorte qu'une simple transcription apparaît comme un mot différent.

-Période Kofun-


La période de Kofun ou l'ére de Kofun est l'une subdivision de la période Yamato. Elle correspond à l'époque qui s'étend du IIIe siècle à la moitié du VIe siècle.

Cette période débute avec l'invasions de cavaliers venus de Corée, qui vont progressivement conquérir la plupart du Japon et créer le premier État japonais: le Yamato. Cette société va s'implanter définitivement et donner les bases culturelles du Japon.

Cette ère est caractérisée par les Kofun, gigantesques tumulus en forme de "trou de serrure" où les dignitaires et chefs de guerre étaient ensevelis.

-Période Asuka-


La période Asuka (prononcer ass'ka, et non Azuka) désigne la période de l'histoire japonaise qui s'écoule du milieu du VIe siècle jusqu'à 710.

L'entrée dans l'époque d'Asuka est marquée par l'arrivée du bouddhisme dans l'archipel japonais.

Selon un certain nombre d'historiens, 538 est l'année où le bouddhisme fut introduit officiellement au Japon. Le Nihonshoki, indique 552 au lieu de 538 pour l'année de l'arrivée de cette religion.

L'enracinement du bouddhisme dans les couches supérieures de la société de l'époque modifie les pratiques funéraires de l'élite qui commence à privilégier l'incinération aux fastes des grandes tombes (kofun) caractéristiques de la période Yamato, même si la construction de ceux-ci se poursuit jusqu'à la fin du VIIe siècle.

Cette période doit son nom au village d'Asuka où les empereurs installaient parfois leur capitale. En effet, la période se caractérise par de fréquents déménagements de la Cour qui ne commencera à se fixer durablement qu'avec l'installation à Heijo, la future Nara, en 710.


Époque de Nara (710 - 794)


L'époque de Nara (Nara-jidai) est l'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Elle correspond à l'époque qui s'étend entre 710 et 794.

Cette époque débute avec l'installation de la capitale par l'impératrice Gemmei à Heijo-kyo (Heijo-kyo, kyo voulant dire capitale) aujourd'hui connu sous le nom de Nara. Elle prend fin, lorsque l'empereur Kammu déplaça la capitale à Nagaoka pour échapper à l'influence des Six écoles de la capitale du sud (Nanto roku shu). Ce site fut rapidement quitté au profit de Heian-kyo (Heian-kyo), future Kyoto, car le lieu semblait néfaste.

Cette époque vit également l'accession au trône de la dernière Impératrice japonaise pour presque mille ans. Suite à l'influence néfaste exercée par le moine Dokyo sur l'impératrice Shotoku, il fut en effet décidé que plus aucune femme ne serait autorisée à monter sur le trône, ces dernières semblant trop sujette à la « dévotion ».

La majorité des Japonais se consacraient à cette époque à l'agriculture et vivaient dans des villages ou des hameaux autour des puits. La plupart des villageois croyaient dans la religion appelée plus tard, au XIIIe siècle, shinto, basée sur l'adoration des kamis, c'est-à-dire, les forces de la nature et les esprits des ancêtres.

-Bref rappel historique-


Temple Nara


En 710, le gouvernement japonais fonde sa capitale permanente à Nara. Construite sur le modèle chinois, la ville abrite rapidement plusieurs monastères bouddhiques. L'influence étouffante de ces derniers pousse l'Empereur Kammu à déplacer la capitale à Nagaoka en 784 puis à Heian (Kyoto) qui restera le lieu de résidence de l'Empereur pendant plus de mille ans (jusqu'à la restauration Meiji, 1868).

Les Japonais intègrent et transforment les apports de la civilisation chinoise. Ils développent un système administratif, une écriture, une religion et des arts spécifiques. La réforme Taika de 645 commence un processus de centralisation du pouvoir sur un modèle chinois qui va cumuler avec les codes de l'ère Taiho en 701, et donner naissance au régime des codes (ritsu-ryo) qui va régir le Japon jusqu'en théorie la fin de l'époque de Heian (fixée à 1185 généralement). Mais les structures mises en place à cette époque (bureaucratie centrale, système de répartition des rizières...) connaissent des difficultés dès l'époque de Nara.

En 712 et 720 furent compilé respectivement le Kojiki et le Nihon Shoki, les deux premiers textes en langue japonaise.


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Sasuke
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MessageSujet: Re: Histoire du Japon partie 3: Période Ancienne (IIe - XIIe siècles)   Sam 14 Mar - 19:40

Époque de Heian (794 - 1185)


L'époque de Heian (Heian-jidai), est l'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Cette période commence en 794 et s'achève en 1185 avec le début de l'époque de Kamakura.

L'époque de Heian (mot qui signifie "paix" en japonais) est considérée comme l'apogée de la cour impériale japonaise et est célébrée pour ses arts, notamment la poésie et la littérature.

-Histoire-


Scène de la guerre de Gempei (panneau du XIIe siècle.)


L'époque de Heian fait suite à la période Nara et commence en 794 après le déplacement de la capitale du Japon à Heiankyo (littéralement "capitale de la paix", aujourd'hui Kyoto) par l'empereur Kammu, 50e empereur du Japon, qui cherchait à fuir l'influence des puissants monastères de Nara. Cette période est considérée comme un sommet de la culture japonaise, toujours admirée par les générations ultérieures. Cette époque voit également la montée en puissance de la classe des bushis, qui finit par prendre le pouvoir, mettant fin à la période Heian et commençant ainsi la période féodale (Chusei) de l'histoire du Japon.

Nominalement, l'empereur règne, mais, à partir de 866 le pouvoir passe entre les mains des Régents Fujiwara. Cependant, pour protéger leurs possessions en province, les Fujiwara et d'autres familles nobles requièrent des gardes, une police et des soldats. La classe guerrière gagne ainsi progressivement de grands pouvoirs durant la période Heian. Dès 939, Taira no Masakado menace l'autorité du gouvernement central, dirigeant un soulèvement dans la province orientale de Hitachi, et presque simultanément, Fujiwara no Sumitomo se rebelle dans l'ouest. Cependant, la prise du pouvoir par les militaires était encore loin.

L'influence de la classe guerrière à la cour est un résultat de la rébellion de Hogen en 1156, et surtout de celle de Heiji en 1160. À cette époque, Taira no Kiyomori est nommé Daijo-daijin (Premier ministre) et forme le premier gouvernement samouraï de l'histoire. En 1180, remettant au goût du jour une pratique des Fujiwara, place son petit-fils Antoku sur le trône pour régner par régence. Cet acte cause la guerre de Gempei, qui se termine cinq ans plus tard par l'élimination du clan Taira et l'arrivée au pouvoir de Minamoto no Yoritomo qui établit son bakufu à Kamakura, dans l'est du pays. Kamakura a été choisie car cette ville était assez éloignée de la capitale impériale, Kyoto, où les monastères et les nobles de la cour exerçaient une certaine influence. En y instaurant son Bakufu, Minamoto no Yoritomo pouvait agir sans opposition sur les affaires du pays.

-Développement du bouddhisme-


Kukai, fondateur de l'école Shingon.


Le bouddhisme commence à se répandre au Japon au cours de l'ère Heian, principalement au travers de deux grandes sectes ésotériques, Tendai ("Terrasse céleste") et Shingon ("parole vraie"). Tendai est originaire de Chine et est basé sur le Sutra du Lotus, l'un des plus importants textes du Bouddhisme mahayana. Shingon est une secte japonaise ayant de proches affiliation avec les bouddhismes tantriques indien et tibétain, fondée par Kukai.

Kukai impressionna beaucoup les empereurs qui succédèrent à l'empereur Kammu (782-806), ainsi que des générations de japonais, non seulement à cause de sa sainteté mais aussi de sa poésie, calligraphie, peinture et sculpture.

Kammu quant à lui était un patron reconnu de la secte Tendai, qui a gagné une grande puissance au cours des siècles suivants. De proches relations se sont développées entre le complexe monastique du mont Hiei et la cour installée dans sa nouvelle capitale au pied de la montagne. En résultat, Tendai a développé une grande révérence pour l'empereur et la nation. Son influence se mesure aussi dans la naissance et la montée en puissance des moines-guerriers sohei.

La période Heian voit aussi fleurir l'école Jodo shinshu, ou Vraie Terre Pure, fondée par Shinran.

-Économie de l'époque de Heian-


Bien que l'époque de Heian soit indubitablement une période de paix inhabituellement longue, elle a affaibli l'économie du Japon et conduit à la pauvreté presque tous ses habitants. Les aristocrates bénéficiant de la culture Heian (les Yokibito, ce qui signifie le "Bon Peuple"), ne représente qu'environ 5000 personnes sur une population de cinq millions d'habitants.

L'une des raisons qui permet aux samouraïs de prendre le pouvoir est que la noblesse dirigeante prouve son incompétence dans la gestion du Japon et de ses provinces. Aux alentours de l'an mil, le gouvernement se trouve incapable de produire de l'argent et la monnaie disparaît peu à peu. L'absence d'une monnaie d'échange solide est implicitement illustré dans les romans de l'époque, montrant par exemple des messagers récompensés par des objets utiles tels qu'un kimono de soie, plutôt que de percevoir un salaire. Les dirigeants Fujiwara s'avèrent également incapables de maintenir des forces de police efficaces, ce qui laisse les voleurs libres de fondre sur les voyageurs. Ceci est à nouveau implicitement illustré dans les romans au travers de la frayeur que le voyage de nuit inspire aux personnages principaux.

-Littérature de l'époque de Heian-


Morceau du rouleau du Genji Monogatari.


Bien que le chinois demeure la langue officielle de la cour impériale de la période Heian, l'introduction des kana favorise le développement de la littérature japonaise. Malgré l'arrivée de plusieurs nouveaux genres littéraires tels que le roman, le conte (monogatari), journal intime, la littérature n'est répandue que parmi la cour et le clergé bouddhiste.

Les paroles de l'actuel hymne national japonais, Kimi Ga Yo, sont écrites durant la période Heian, de même que le Dit du Genji de Murasaki Shikibu, l'un des premiers romans en japonais. Les descriptions des us et coutumes de la cour impériale de Kyoto, écrites par la contemporaine et rivale de Murasaki Shikibu nommée Sei Shonagon, sont compilées dans le Makura no soshi ("Notes de chevet") dans les années 990. Le célèbre poème japonais connu sous le nom de Iroha est aussi écrit durant la période Heian.

-La régence des Fujiwara-


Quand Kammu déplace la capitale à Heian (Kyoto), qui demeure la capitale pour les mille années suivantes, il ne le fait pas seulement pour augmenter l'autorité impériale (en la soustrayant aux puissants monastères de Nara), il le fait également pour améliorer géopolitiquement le siège du gouvernement. Kyoto dispose d'un bon accès à la mer via la rivière Yodo qui débouche dans la baie d'Osaka et est également accessible par la route depuis les provinces de l'est.

Le Heian ancien (794-967) est une prolongation de la culture de l'époque de Nara, la capitale Heian est basée sur le modèle de la capitale chinoise Chang'an, comme l'était Nara, mais sur une plus grande échelle. Malgré le déclin des réformes Taika-Taiho, le gouvernement impérial est vigoureux durant le Heian ancien. Le fait que Kammu ait évité toute réforme drastique a diminué l'intensité des luttes politiques, et il est devenu connu comme étant l'un des empereurs les plus puissants de l'histoire du Japon.

Bien que Kammu ait abandonné la conscription universelle en 792, il continue de mener de grandes offensives militaires pour prendre le contrôle des Emishi, ou Aïnous, un peuple vivant dans l'est et le nord du Japon. Après des victoires temporaires en 794, il nomme un nouveau commandant sous le titre de Seii Taishogun ("Grand général pacificateur des barbares", souvent abrégé en Shogun.). En 801, le shogun vainc les Emishi et étend les domaines impériaux jusqu'à l'extrémité orientale de Honshu. Cependant, la domination impériale sur les province était devenue très ténue. Au cours des IXe et Xe siècles, la plus grande partie de l'autorité est perdue en faveur des grandes familles, qui dénigrent le système de terres et de taxe d'inspiration chinoise imposé par le gouvernement de Kyoto. Le Japon de la période Heian connaît la stabilité, mais, même si la succession au trône est assurée par l'hérédité dans la famille impériale, le pouvoir est à nouveau concentré dans les mains d'une seule famille, les Fujiwara.

Après la mort de Kammu en 806 et une guerre de succession entre ses fils, deux nouveaux organismes sont mis en place dans un effort pour ajuster la structure administrative Taika-Taiho. À travers le nouveau « Bureau privé de l'empereur », celui-ci peut émettre des édits administratifs plus directement et avec plus d'assurance qu'auparavant. La nouvelle Police métropolitaine remplace la Garde impériale, au rôle largement cérémoniel. Bien que ces deux organismes renforcent temporairement la position de l'empereur, ils sont bientôt, aux côtés d'autres structures d'origine chinoise, complètement dépassés par les réalités d'un pays en plein développement.

L'influence chinoise chute de manière effective après la dernière mission impériale en Chine en 838. La dynastie Tang est alors en déclin, et les bouddhistes chinois sévèrement persécutés, minant le respect des Japonais pour les institutions chinoises. Le Japon commence à se replier sur lui-même.

De la même manière que les Soga avaient pris le contrôle du trône au VIe siècle, les Fujiwara du IXe siècle s'imposent par des mariages successifs avec la famille impériale, et un de leurs membres devient le premier dirigeant du Bureau privé de l'empereur. Un autre Fujiwara devient régent pour son petit-fils, un empereur encore mineur, un autre encore devient Kanpaku, régent d'un empereur adulte. Avant la fin du IXe siècle, plusieurs empereurs avaient tenté sans succès de se débarrasser des Fujiwara. Durant un temps, cependant, au cours du règne de l'empereur Daigo (897-930), la régence des Fujiwara est suspendue, l'empereur régnant directement.

Cependant, les Fujiwara ne sont pas démis par Daigo et deviennent en fait plus puissants durant son règne. Le pouvoir central du Japon continuait à décliner, et les Fujiwara, de même que d'autres grandes familles et des fondations religieuses, acquièrent un pouvoir politique encore plus grand au début du Xe siècle. Au début de l'ère Heian, les Shoen avaient acquis un statut légal, et les grands établissements religieux ont cherché des titres incontestables dans leur perpetuité, permettant de lever des impôts, et assurant l'immunité contre l'inspection, par le gouvernement, des Shoen qu'ils contrôlaient. Ceux qui travaillaient la terre trouvaient avantageux de transférer le titre aux porteurs de shoen en retour d'un partage des récoltes. La population et les terres étaient de plus en plus en dehors du contrôle impérial et de ses taxes, retournant de facto aux conditions ayant précédé la réforme de Taika.

Durant les décennies suivant la mort de Daigo, les Fujiwara ont un contrôle absolu de la cour. En l'an mil, Fujiwara no Michinaga est capable de mettre sur le trône ou de déposer, à volonté, un empereur. Peu de pouvoir restait dans les mains des officiels traditionnels, et les affaires du gouvernement étaient gérées par l'administration privée de la famille Fujiwara. Les Fujiwara étaient devenus ce que l'historien George B. Sansom a appelé des "dictateurs héréditaires".


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