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 Société japonaise

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Sasuke
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MessageSujet: Société japonaise   Jeu 9 Avr - 17:36

Société japonaise



INTRO


Il est parfois difficile de distinguer la réalité de la sociologie du Japon des nombreux stéréotypes sur la culture japonaise véhiculés en Occident.


Sommaire:

1 Influences
2 Organisation sociale
- Uchi/Soto
. Exemples dans le langage
- La famille japonaise
3 Le système éducatif
- L'éducation civique
4 La sécurité
- L'angoisse de la catastrophe naturelle
5 L'emploi
6 La sexualité
- Enjo kōsai
. Histoire
. Chiffres
. Législation
7 Le statut de la femme
8 Démographie du Japon
9 Les étrangers au Japon
10 Culture



Influences


Au Japon, les relations humaines sont le fruit de l'héritage cumulé des croyances shintoïste et bouddhiste, de sept siècles d'un régime militaire (shogunat) très strict et du système éducatif mis en place après la restauration Meiji de 1868. Après 1868 et surtout après la Seconde Guerre mondiale, le Japon a aussi subi de nombreuses influences occidentales.


Organisation sociale

-Uchi-Soto-


Uchi-soto est un mot japonais utilisé pour distinguer les différents groupes sociaux (uchi, "dedans" - soto, "dehors"). Cette distinction entre les groupes n'est pas seulement un élément fondamental de la société japonaise mais elle se reflète également dans le langage et plus précisément la grammaire japonaise.

Le concept de base est de diviser les gens en groupes proches et en groupes extérieurs. Lorsqu'on parle à un membre d'un groupe extérieur, on doit l'honorer et le membre du groupe interne se devra donc de rester humble.

On pourra par exemple faire un cadeau à un membre d'un groupe extérieur en signe de respect.

Un des problèmes liés au modèle uchi-soto est le fait que les groupes ne sont pas statiques; ils peuvent se mélanger et changer avec le temps et selon les situations.

Les groupes uchi-soto peuvent s'imaginer comme une série de cercles se chevauchant. La position de quelqu'un, à l'intérieur ou hors d'un groupe, dépendra du contexte, du statut et de l'âge.

Ainsi, un employé peut occuper un poste important pour sa propre compagnie, mais de moindre importance par rapport à une société cliente. De même, s'il est ceinture noire de karaté, il sera vu comme un supérieur dans son club de karaté, alors qu'en débutant au tennis, il sera perçu comme inférieur.

La vie de bureau des Japonais est une parfaite illustration du concept: les employés qui sont sous les ordres d'un intermédiaire sont, pour lui, dans son groupe uchi. Autrement dit, il pourra leur parler dans le japonais de base (sans politesse, avec l'équivalent du tutoiement) tandis que son supérieur hierarchique sera dans son groupe soto et il lui devra la politesse. Cependant, quand il s'agit de faire affaire avec une autre entreprise, tous ceux de sa propre firme sont considérés comme uchi tandis que l'autre compagnie est considérée comme soto. Dans ce cas de figure, personne ne trouvera donc étrange que l'on parle de son propre patron sans les préfixes de politesses que l'on attendrait dans d'autres circonstances, car cela permet de souligner que la compagnie est perçue comme un groupe uni, bien qu'il puisse comprendre des sous-divisions, et que l'on n'y inclut pas l'autre entreprise.

Pour donner un exemple: en parlant avec un de ses subordonnés, un manager pourra omettre le suffixe honorifique -san et même le "tutoyer" en utilisant le pronom kimi alors qu'il s'en gardera bien avec son propre supérieur ou en parlant de son supérieur. Mais lorsqu'il traitera avec une autre entreprise, il pourra omettre les suffixes de politesse quelle que soit la personne de sa propre compagnie, y compris ses supérieurs hiérarchiques.

Mais si ce manager parle à un subordonné de la famille de celui-ci, celle-ci ne sera pas considérée comme uchi, mais comme soto, et donc en ajoutant les suffixes de politesse. Mais en parlant de sa propre famille, qui est uchi, il utilisera le langage ordinaire. Autrement dit, sa propre famille est kazoku et celle de son interlocuteur est go-kazoku, avec l'ajout du préfixe honorifique go-.

De même, dans un foyer japonais, le membre le plus âgé de la famille, traditionnellement le père ou le grand-père, aura le privilège de prendre son bain en premier puis le reste de la famille suivra par ordre d'âge décroissant. Mais un visiteur se verra par contre offrir le premier bain et la meilleure chambre, même si ça doit grandement incommoder toute la famille.

Exemples dans le langage

Le japonais poli honorifique (le keigo) se sépare en trois formes: poli (teineigo), humble (kenjōgo) et respectueux (sonkeigo). Parmi ces trois formes, il existe des mots et des préfixes bien précis.

Ainsi, le verbe "manger" pourra se dire:
- taberu: forme de base;
- tabemasu: forme polie;
- itadaku: forme humble. Littéralement "je reçois";
- meshiagaru: forme respectueuse lorsque l'on s'adresse à un supérieur.

De même, "une boisson" pourra se dire:
- nomimono pour parler de sa propre boisson;
- o-nomimono pour parler de la boisson de quelqu'un d'autre (usage du préfixe de politesse o-).

La grande majorité des termes impliquant la famille, la maisonnée ou même les relations familiales prendront presque toujours des préfixes honorifiques selon qu'il s'agisse d'un groupe uchi (sa propre famille) ou d'un groupe soto (la famille de quelqu'un d'autre). Il arrive même qu'en plus d'apposer un préfixe, ce soit un terme complètement différent qui soit utilisé:
Chichi ("mon père") et haha ("ma mère") ne s'utilisent que pour parler de ses propres parents. Pour parler du père et de la mère de quelqu'un d'autre, on utilisera les termes o-tō-san et o-kā-san. Mais ces mêmes termes peuvent s'utiliser par de jeunes enfants pour parler de leur propre famille, ce qui peut prêter à confusion. Il existe aussi d'autres termes encore plus cérémonieux pour parler de ses propres parents ou de ceux de son interlocuteur.

-La famille japonaise-



Le culte des ancêtres lié au bouddhisme, le respect du père inspiré de la morale confucianiste et la dépendance affective (amae) sont les bases du modèle familial. Le système patriarcal (remplacé légalement en 1945 par une famille égalitaire) reste encore souvent appliqué dans la pratique. Dans ce modèle, les relations parents-enfants priment sur les relations conjugales puisque que c'est l'enfant qui perpétue l'honneur du ie. Ainsi, au début du XXIe siècle, plus de 10 % des jeunes couples occupent encore une chambre de la maison des parents au lieu de s'installer dans leur propre foyer et 15 % des mariages sont encore des "mariages arrangés".

L'individu perd ainsi de son importance au profit du clan familial et la société tend vers une sorte de collectivisme.

Plus récemment et pour d'autres raisons, on a vu apparaitre le phénomène dit du parasite single ou les jeunes gens restent jusqu'à un âge avancé chez leurs parents, principalement pour des questions matérielles.



Le système éducatif


Si la société japonaise est aujourd'hui une des plus sûres du monde, elle le doit d'une part à son système familial et d'autre part à son système éducatif. Malgré un système d'écriture très complexe, le Japon a le plus haut taux d'alphabétisation du monde. Cependant, la pression qui pèse dans le système éducatif entraîne un taux de suicide élevé parmi les adolescents, notamment ceux pris comme boucs émissaires par certains de leurs camarades. Le gouvernement lutte activement contre ce phénomène, ce qui a permis d'abaisser le taux de suicide parmi les adolescents.

-L'éducation civique-


La morale individuelle et collective est importante au Japon. Elle est enseignée dans les écoles une heure par semaine, puis dans la formation imposée par toute société ou administration; elle fonde la vie de la famille comme celle de la société moderne.


La sécurité


En 1992, 49,4 % des Japonais interrogés classaient la sécurité en tête des "motifs de fierté nationale": en 1991, 96 % des affaires de meurtre ont été élucidées. Il y avait 30 % de vols de moins qu’en France et près de deux fois moins de policiers: 1 pour 556 personnes au Japon, contre 1 pour 268 en France. En 1993, pour 100 000 habitants, il y eut 1,1 meurtre, 1,3 vol à main armée et 1,3 viol, alors qu’aux États-Unis, les chiffres étaient respectivement de 8,7, 233 et 38,1.
La sécurité concerne également la préparation aux catastrophes naturelles et aux accidents; ainsi les associations de quartiers que sont les chonaikai jouent un rôle important dans la prévention de ces risques (aussi bien les catastrophes naturelles que la lutte contre le crime et la délinquance). Dans ces domaines, les mesures prises sont très nombreuses. En dehors des normes antisismiques de constructions des immeubles, on peut par exemple mentionner l'existence de trappes munies d'escaliers rétractables pour sortir d'un immeuble par le balcon pour le cas où l'escalier serait détruit ou inaccessible, des vitres souvent grillagées pour éviter leur explosion, ou encore un éclairage permanent des cages d'escaliers, au cas où il faudrait évacuer. Ces mesures, et bien d'autres, permettent au Japon de compter très peu de victimes de catastrophes, malgré de nombreux séismes et cyclones.

-L'angoisse de la catastrophe naturelle-


Les Japonais devraient savoir que, compte tenu de leur position géographique, ils auront à faire face dans leur vie aux conséquences de tremblements de terre importants. Pourtant, en novembre 1991, un sondage gouvernemental révélait que 40 % des Japonais n’avaient pris aucune disposition en prévision d’un grand tremblement de terre et que 22,9 % d’entre eux seulement croyaient à sa possibilité contre 33,7 % en 1987. Quelques années plus tard, le séisme catastrophique de Kobe a rappelé à tous les Japonais que la menace était sérieuse. La majorité des Japonais gardent cependant une attitude nonchalante lors d'un séisme, alors que les consignes de sécurité sont de se protéger (lors du séisme du 25 mars 2007, une télévision d'information japonaise a ainsi diffusé les images d'une caméra de surveillance montrant une cliente continuant à payer pendant que des marchandises tombaient des rayons).


L'emploi


Jusqu'au milieu des années 1990, durant le miracle japonais, le salarié se vouait corps et âme à son entreprise, parfois jusqu'au karōshi. L'entreprise lui garantissait en échange un emploi à vie. Après l'éclatement de la bulle japonaise en 1989, la crise de l'économie japonaise a fortement perturbé ce système et a vu émerger le phénomène des freeter.


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MessageSujet: Re: Société japonaise   Jeu 9 Avr - 17:37

La sexualité


En 1992, seuls 25 % des jeunes âgés de 18 ans déclarent avoir des relations sexuelles mais dans le même temps des pratiques telles que le enjo kosai semblent assez bien acceptées.

-Enjo kosai-



Enjo kosai, parfois abrégé en enko, est un mot japonais signifiant "(faire) connaissance pour aider" ou "sortie pour soutenir". C'est une pratique japonaise où des adolescentes, surtout lycéennes, sont payées par des hommes plus âgés pour les accompagner (escort girl) et parfois pour se prostituer.

La pratique de l'enjo kosai est d'autant plus courante au Japon que la majorité sexuelle y est de 13 ans. Cependant, la plupart des observateurs, notamment étrangers, regardent cela comme une forme de prostitution impliquant des mineures, même si, dans bien des cas, il n'y a pas d'échanges de baisers ou qu'on ne se tient même pas par la main. La poursuite pour activité sexuelle (rémunérée) serait très rare.

Histoire

Le réseau social entourant l'enjo kosai est complexe. À l'origine, la plupart des contacts initiaux étaient fait par l'intermédiaire des telekura (telephone club), où les clients paient pour s'assoir dans une alcôve et recevoir des appels de femmes participantes, qui pouvent, lorsqu'elles le souhaitent, convenir d'un rendez-vous. De nos jours, les telekura se contentent de fournir une liste de numéros de téléphones portables que leurs clients peuvent appeler.

L'enjo kosai est lié à la sous-culture de consommation Kogal. Il est apparu après la fin du boom économique des années 1980, et de nombreux observateurs pensent qu'il a été une façon pour les jeunes filles de préserver le style de vie consumériste de cette époque, en dépit de la situation économique plus difficile de leur famille. D'autres, en particulier dans l’"establishment" académique japonais, voient l'enjo kosai comme un rite de passage qui s'est naturellement développé au sein de la société capitaliste contemporaine du Japon.

Chiffres

Selon des estimations variées, 23 % des lycéennes pratiqueraient l'enjo kosai, avec ou sans acte sexuel.

En comparaison, on estime qu'en 2006, approximativement 40 000 étudiantes françaises se sont livrées au moins une fois à des rapports rémunérés (en général à la suite d'un petit boulot classique trouvé dans un journal).

Législation

La prostitution a été rendue illégale au Japon depuis les années 1950, bien que la définition de la prostitution tombant sous le coup de la loi soit restreinte aux contacts génitaux-génitaux uniquement. Des lois spéciales sur la prostitution des mineurs ont été mises en place durant les années 1980. Malgré tout, l'enjo kosai n'a pas été réglementé par le gouvernement japonais, puisque ne tombant pas dans la définition de la prostitution, sauf si le client paye expressément la fille pour un service sexuel (ce qui est rare, étant donné la nature indirecte des transactions). Du fait que l'âge de consentement au Japon dépend de la juridiction, variant de 13 à 17 ans, les clients ne peuvent être accusés d'abus de mineurs.

En dépit de l'ambivalence des légistes et des gouvernements, l'enjo kosai a été dénoncé par les média japonais.

Les films Bounce Ko Gals (Baunsu ko gaurusu) (1997) par Masato Harada (qui prend place dans le monde des burusera - magasins vendant des culottes usagées - et des kogals) et Love & Pop (1998) par Hideaki Anno traitent tous les deux de l' enjo kosai. La célèbre série animée Great Teacher Onizuka (1998) parle également de cette pratique sur 2 épisodes. Mogi Natsuki, personnage de l'anime Initial D, pratique l'enjo kosai dans la première phase. Aux États-Unis et au Canada, ce fait a été censuré en transformant son "patron" en "oncle"…


Le statut de la femme


Les femmes représentent 40 % des salariés mais pas plus de 5 % des cadres. À fonction égale, elle percevra au moins 30 % de rémunération en moins. Il est extrêmement difficile pour une femme japonaise de concilier vie professionnelle et vie familiale. En effet, elles sont presque obligées de démissionner lorsqu'elles ont un enfant, ce qui n'améliore pas le taux de natalité au Japon. Les Japonais considèrent encore très souvent que le rôle d'une femme est de faire des enfants et de s'en occuper. Les propos d'un ministre japonais relayant cette idée (en 2007), dans des termes très crus, n'ont provoqué que l'indignation de la moitié de la population japonaise. Concernant les geishas, femmes entraînées à divers arts dès l'adolescence pour divertir les hommes, la tradition reste vivante à Kyoto, où l'on peut en voir des spectacles.


Démographie du Japon


Changement de la pyramide de population


Après avoir atteint 127 millions d'habitants, la population du Japon a commencé à décroître, et le Japon cherche actuellement à trouver des solutions pour enrayer un effondrement démographique qui s'annonce aussi brutal que celui de la Russie. Pour cela, le gouvernement japonais étudie comment d'autres pays développés parviennent à maintenir un taux de fécondité suffisant ou presque pour maintenir la population. Le niveau requis est de 2,1 enfants par femme, il est exactement de 2,07 en France (en 2006, chiffre de l'INSEE) mais inférieur à 1,3 au Japon. Si rien n'est fait pour y remédier, le Japon n'aura plus que 60 millions d'habitants à la fin du siècle. Dans une déclaration controversée, le ministre japonais de la famille a expliqué le faible niveau de natalité en disant que cela était dû au fait que les Japonais font très peu l'amour.


Les étrangers au Japon


Le Japon fut fermé aux étrangers pendant plusieurs siècles, et ce jusqu'à la restauration Meiji. Aujourd'hui encore, les étrangers, appelés Gaijin, sont très peu nombreux au Japon (entre 0,5 % et 1 % de la population, en hausse). Du fait de la dénatalité, l'appel à la main d'œuvre étrangère est devenu indispensable. Dans ce cadre, le Japon cherche notamment à faire venir les descendants de Japonais émigrés, notamment en Amérique du Sud. Certaines villes industrielles comptent ainsi actuellement des taux d'étrangers comparables à ce que l'on trouve en Europe. Par exemple Okazaki, près des usines Toyota, compte 3 % d'étrangers.


Culture


Vous pouvez voir différents articles sur la culture japonaise présents sur le forum, je vous laisse chercher un peu.


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